Faratt bin Sellyr al-Bakshaani

Sénateur en charge des affaires diplomatiques de Bakshaan

Description:

Faratt est un pur produit de l’ethnie quarzhasi et de la culture bakshaanite de cette ethnie.

Son visage est parcouru d’une épaisse moustache, et il arbore les atours typiques de la noblesse quarzhasi bakshaanite. Ce n’est un secret pour personne que Faratt est précieux et qu’il apprécie les choses les plus raffinées de la vie. Gourmet et gourmand, il raffole de découvertes et de tout ce qui vient de loin.

On attribue à Faratt un caractère orgueilleux et suffisamment flamboyant pour que cela soit gênant dans ses fonctions de Sénateur pour une partie de la noblesse de la Cité Ambitieuse. Pour autant, en bon héritier de la lignée de Kheda le Libérateur, on lui attribue également une loyauté indéfectible envers ceux qui sont ses amis et alliés, ainsi que naturellement pour la Cité.

Bio:

La dynastie de Kheda le Libérateur, le révolutionnaire ayant mené les factions humaines libres lors de la guerre d’indépendance à Bakshaan, a toujours compté un général depuis la prise d’indépendance de la cité. Le père de Faratt, Sellyr, est lui-même Général de la Garde Prétorienne, la troupe d’élite chargée de veiller à la sécurité du Sénat et des Sénateurs.

Faratt est donc né héritier d’une des lignées les plus respectées et les plus nobles de la cité. Faratt grandit avec la haute-noblesse, et en particulier avec la noblesse traditionnaliste, de Bakshaan avec qui il a donc de très bons rapports encore aujourd’hui, ne divergeant pas des grandes lignes politiques de cette part de la noblesse.

L’éducation de Faratt, à partir de ses seize ans, est assurée par Qehlit le Sage, son oncle, un armateur de la cité. A travers différents voyages, au Vilmir, à Ilmar, et même jusqu’à la lointaine Menii, Faratt découvre l’art de la négociation, de l’échange culturel et du commerce. Ces compétences le fascinent bien plus que celles de l’art de la guerre que lui enseigne son père, et après de houleuses discussions, le père et le fils rompent leurs liens tandis que Faratt se dirige à Menii pour y recevoir l’éducation de la diplomatie.

A Menii, Faratt noue des liens avec la noblesse locale qui l’apprécie pour son étiquette, pour l’originalité de son discours et pour la qualité des conversations qu’il tient. Faratt est, malgré son jeune âge, très cultivé et sa pensée forgée autour de la tolérance et d’une certaine forme d’hédonisme, plaît aux esprits libres de Menii. Faratt demeure ainsi cinq années à Menii.

En 339JR, âgé d’à peine vingt-six ans, Faratt est rappelé à Bakshaan par Qhelit qui vient d’être élu Sénateur en charge des affaires diplomatiques auprès du très estimé Haut-Sénateur Jerest. Devenant le conseiller de son oncle, Faratt parcourt Ilmiora où son bagout et le prestige de sa lignée lui permettent de nouer encore d’avantage d’alliances et de partenariats. Entre 339JR et 359JR, Faratt agira comme diplomate de l’ombre, jamais véritablement Sénateur, il accompagnera tous les sénateurs en charge de la diplomatie qui succèderont à son oncle : Partann puis Idryios Kessei.

En 358JR, Faratt et son vieux père se rapprochent, mettant fin à près de trois décennies de conflit et de silence. Retrouvant sa place parmi la haute-noblesse de Bakshaan, une partie de ses alliés le convainc de briguer un poste au sénat, une charge que, par modestie peut-être, Faratt avait toujours refusée. En 359JR, Faratt est élu avec une majorité écrasante de voix au poste de Sénateur en Charge des Affaires Diplomatiques, remplaçant son ami et mentor Idryios Kessei.

Se découvrant un soutien qu’il ne pensait pas aussi grand, Faratt profite du désamour grandissant d’une partie de la noblesse envers Partann pour afficher clairement son ambition : lui ravir le poste de Haut-Sénateur lors des élections de 364JR. Faratt est, de fait, en campagne depuis déjà presque trois ans. Si Faratt peut compter sur une partie de la noblesse traditionnelle, se soutiens vont beaucoup plus loin puisqu’il est le candidat favori des Princes-Marchands étrangers, envers qui il exhibe un programme bien plus amical que Partann qui leur préfère nettement les Princes-Marchands de la Cité.

L’opinion de la population envers Faratt est mitigée : le prestige de sa lignée lui assure une bonne réputation, mais son caractère à la fois dépensier et hors de portée des plus démunis font de lui une incarnation du Sénat contre lequel une partie de la population se révolte aujourd’hui. Faratt, par les excès qu’il est capable de faire, n’est pas non plus le candidat favori des Temples de la Loi.

Le tour de force politique de Faratt se retourne contre lui de manière spectaculaire lorsque Partann produit, au cours d’une audience où les talents d’orateur du vieux sénateur révèlent une fois de plus toute leur grandeur, une machination dont Bruglinn était à l’origine. Le mendiant, aperçu maintes fois avec le prétendant au cours des derniers jours, et pour lequel il n’avait que peu d’affinité, se révèle être une allié empoisonné. Accusé de trafic d’esclaves et d’instigation d’une révolte populaire, Faratt bredouille une défense, incrédule, avant d’être condamné à l’exil par le Haut-Sénateur, en vertu de ses services passés. Faratt a depuis quitté la cité pour rejoindre Ilmar.

Faratt bin Sellyr al-Bakshaani

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