Lecia Vocciula

Capitaine rescapée du Tourmenteur

Description:

Svelte et discrète, Lecia a tout de l’acrobate. Elle est la plus jeune de la Phalange de Leoraa et loin la plus caractérielle.

Bio:

Lecia naît dans une famille modeste de Menii, dans l’île des Cités Pourpres. Les avancées sociales de cette nation lui permettent de recevoir une éducation satisfaisante, d’apprendre à lire et à écrire et surtout d’attirer l’attention de ses enseignants par sa curiosité et son adaptabilité. Où son origine lui aurait probablement valu un destin de mère de famille épouse d’un marin ou au mieux d’un petit artisan ou capitaine de navire, on lui proposa une alternative : celle de poursuivre son éducation et d’intégrer la suite d’un Prince-Marchand ou les effectifs d’un ordre religieux. Lecia est en effet très douée avec les nombres, un talent rare, très utile et particulièrement prisé dans les Cités Pourpres.

Arrachée à sa famille, elle est emmenée dans le Lyceum de Kariss où elle étudie cinq années durant. Lecia est une mauvaise élève : impatiente, caractérielle, elle n’a que peu d’envie d’étudier livre sur livre et trouve beaucoup plus de plaisir à enfreindre toutes les règles de l’établissement, s’infiltrant dans les appartements du Doyen en guise de point d’orgue de cette époque. Lecia déçoit énormément, et la jeune femme finit péniblement ces cinq années au terme duquel bien peu d’organisations veulent de sa présence en leur sein. Elle trouve néanmoins une affectation auprès des Douaniers de Menii, une guilde puissante rattachée directement au pouvoir de l’île et chargée d’appliquer le règlement douanier voté par les Princes-Marchands.

Pendant quelques années, elle inspecte navires, marchandises et équipages, compte et recompte encore, collecte des taxes sans intérêt pour sa charge. Elle est efficace, et intransigeante, mais elle s’ennuie terriblement. C’est en partie grâce aux talents de son équipe que l’on doit quelques très fameux procès de capitaines ou de guildes marchandes pour contrebande ou transport illégal de marchandises. C’est à travers ceux là qu’elle attire l’œil de Clavicula Lux, un ordre religieux secret, tenant presque plus de la secte que du culte, dédié à Aïna-Ur de la Loi. On lui promet responsabilités et voyages : la jeune Lecia accepte sans hésiter.

Clavicula Lux a une mission simple : les Cités Pourpres sont le bastion de la Loi véritable, et les Cités doivent être protégées de la souillure du Chaos pour pouvoir apporter le règne de la Loi éclairée sur le monde. Il s’agit d’un culte nationaliste, un phénomène assez rare parmi les cultes de la Loi. Lecia embarque sur navire après navire comme passager, et elle se débarrasse de toute marchandise ou individu susceptible de nuire aux Cités Pourpres. Elle s’appuie également sur les douaniers de Menii pour livrer aux lois humaines tous ceux qui voudraient les enfreindre. L’affaire est assez malicieuse et plaît beaucoup à Lecia, qui brille dans ce nouveau poste. Lecia s’entraîne beaucoup au maniement des arbalètes et de l’épée.

Lors de son premier voyage vers les Terres de l’Ouest, Lecia découvre le Shazaar et le Jarkhor qui la fascinent. Un conflit dans la Mer Pâle la bloque quelques mois sur le continent. Lorsque la voie est sûre de nouveau, Lecia s’embarque dans un navire en direction des Cités Pourpres qui lui manquent terriblement. Son navire est intercepté par des pirates de Pan Tang, et malgré l’honorable combat de l’équipage, la moitié qui ne périt pas est capturée pour servir d’esclaves des sbires du théocrate.

Lecia est une belle jeune femme, et elle vit le calvaire que l’on réserve à de telles ressources à Pan Tang pendant une année, avant que son maître ne se lasse de la torturer. Plutôt que de la sacrifier aux Dieux du Chaos, elle est embarquée à bord d’un navire en direction d’Ilmiora, où par l’intermédiaire de contrebandiers, elle est vendue à l’Égide du Couchant à un capitaine deKelos Nefta, transportée à Bakshaan, vendue de nouveau et mise dans un navire en direction de Melniboné. Elle traverse la Mer Pâle de nouveau, à bord d’un navire des Cités Pourpres ironiquement. Le navire traverse le labyrinthe qui protège la baie d’Imrryr et elle a la chance de poser ses yeux sur la merveilleuse Cité qui Rêve. Une partie des esclaves perd la tête à cette occasion, mais Lecia parvient à ce que l’émerveillement ne la fasse pas sombrer dans la folie.

Elle est vendue à un Melnibonéen et sa vie durant l’année qui suit est un long rêve bercé par une abondance de narcotiques qui ne lui laissent presque aucun souvenirs. De cette époque, elle croit se souvenir d’avoir donné naissance à un enfant, mais le calvaire qu’elle y a vécu ne lui permet pas d’avoir la moindre certitude à ce sujet. Puis les narcotiques font progressivement moins effet, jusqu’à ce qu’ils n’en aient plus. Elle vit quelques soirées dont elle n’a jamais parlé depuis avant de faire la rencontre d’Ëlissy’r, un demi-Melnibonéen, esclave tout comme elle, chargé de lui administrer les drogues. Elle le supplie de renforcer les doses, mais lui a un autre plan en tête. Elle, ainsi qu’une cinquantaine d’esclaves, ne sont quasiment plus drogués car un échange d’esclaves aura lieu dans les prochains jours, et il compte bien saisir l’opportunité pour s’enfuir. “Impossible !”, dit-elle, comment franchir le labyrinthe de granit ? Ëlissy’r préfère mourir en essayant que d’abandonner ici, et elle acquiesce assez rapidement.

Le jour de l’échange, Lecia est renvoyée vers les Jeunes Royaumes : elle ne donne plus vraiment satisfaction à son maître mais, pour une raison qu’il ne dit pas, il ne peut se résoudre à la tuer. Avec Ëlissyr et les cinquante esclaves, elle est embarquée dans un navire de Pan Tang. Alors que les navigateurs Melnibonéens les croient assoupis, Lecia donne l’assaut. Les cinquante se lèvent à l’unisson, libèrent la centaine d’esclaves encore attachés et drogués, et parviennent à pousser à l’eau Melnibonéens et Pan Tangiens. Lecia navigue, et, sous les conseils d’Ëlissyr, elle parvient à franchir le labyrinthe et même à distancer les navires à sa poursuite. Dans cette fuite, le Tourmenteur, la navire capturé, prend une route extrêmement risquée supposant aucune escale avant d’atteindre Vilmiro. A nouveau, la route sourit à Lecia, et le navire ne met que la moitié du temps habituel pour faire le trajet.

Quand elle arrive à Vilmiro, l’embarcation est rapidement interceptée par des navires de guerre Vilmirois. A leur grande surprise, ils n’y trouvent à bord qu’une jeune femme blessée et assoupie contre un gouvernail gravé de runes de la Loi et du Voyage.

Quelques semaines de convalescence plus tard, un navire des Cités Pourpres traverse le port de Vilmiro, et Lecia s’y embarque. Elle rentre auprès de Clavicula Lux et raconte son périple en détail : le Grand-Maître de l’Ordre lui révèle qu’Helisyr est un autre nom d’Aïna-Ur. Béni par un dieu, aucun culte ne peut présider à sa destinée. Lecia est libérée de ses obligations et c’est un hasard, ou le destin, qui la pousse dans les bras de Leoraa, dont elle devient le capitaine du navire qui les mènera à Vilmir puis Bakshaan.

L’histoire moderne de Lecia peut être suivie via le personnage Leoraa Alphis.

Lecia Vocciula

Mournblade Shmngg Shmngg