ℐℛ | Obliana Denakyl

La Lionne de Sylvenoire

Description:

L’accent prononcé d’Obliana trahit son origine Ostrienne tout autant que son origine rurale.

Dans la trentaine, le visage d’Obliana est marqué des séquelles de nombreux combats, de tristesses inguérissables et d’une rage de vaincre.

Souvent vêtue d’une armure, elle arbore fièrement les parures traditionnelles du Jharkor.

Bio:

Au nord du Jharkor, à la frontière du Dharijor, s’étend une vaste forêt connue sous le nom de Sylvenoire et qui fait l’objet de nombreuses légendes populaires. Mais la Sylvenoire est également connue pour les charniers qui s’y sont créés au cours des affrontements répétés entre le Royaume du Lion et celui de la Chauve-Souris. A tel point que l’on dit que les morts de la forêt ne le restent pas, mus par la volonté de Chardros le Funeste.

Le Jharkor entretient de nombreux postes-frontières tout le long de la Sylvenoire, dont un situé dans un marais gris et puant : Aiguemorte. Femme d’un gradé de l’armée royale, Obliana y vient de sa ville natale, une cité agricole et paisible à la frontière du pacifique Shazaar. Dix années durant, elle y élève son fils et y soutient son mari, apprenant la vie militaire et celle d’épouse de soldat conjointement. Des épouses comme elle, il y en a peu à Aiguemorte, seuls les plus haut gradés pouvant les y mener. De toutes façons, la plupart des hommes qui passent par la forteresse d’Aiguemorte sont de jeunes recrues et des cadets en formation. Aiguemorte est leur foyer pendant un an ou deux, avant qu’ils ne soient affectés à des points plus chauds de la défense du royaume.

A trois mois de la réaffectation de son mari, un inquiétant événement se produit à Aiguemorte. Les postes-frontière voisins de Poing-du-Roi et Fort Unkan ne donnent plus signe de vie. Or la défense d’Aiguemorte , quasi-imprenable compte tenu du terrain, repose sur la capacité de ses voisines à tenir en respect les armées adverses. Les hommes d’Albast Denakyl ne sont pas des imbéciles, et le commandeur comprend rapidement ce qui se trame : la forteresse est mise en état d’alerte et chaque homme se prépare au combat.

Deux jours passent encore avant que les armées du Royaume esclave ne se dévoilent à l’orée de la forêt et de l’autre côté du marais. Aiguemorte est encerclée, et les armées Dharijorn ont probablement commencé à envahir le nord du Jharkor. Le siège dure une semaine, un assaut prochain ne fait désormais plus aucun doute. A cinq cent recrues et cadets contre trois mille soldats, dont un contingent de Chevaliers Corbeaux, avec le flanc fragile de la forteresse exposé, l’issue à venir se lit dans les visages fatigués des soldats d’Aiguemorte.

La veille de l’assaut, Obliana délivre un puissant discours, un discours maternaliste et rassurant qui inspire les troupes de son mari. La première dame de la forteresse n’hésite pas à prendre les armes, accompagnée des autres épouses, de leurs fils et de leurs filles. Le Dharijor affrontera la vitalité du Jharkor demain, et pas guère de simples cadets. La jeunesse est pleine d’espoir, et de courage, de folie sans doute, et c’est tout ça qui leur donnera la victoire.

Le lendemain, l’assaut est terrible : si dans les premières heures, les troupes Dharijorn sont tenues en respect, une brèche est rapidement trouvée et la bataille tourne en la défaveur de l’armée du lion. Obliana perd son mari et son fils dans la bataille, passés au fil de l’épée, ainsi que la quasi-totalité des visages qui avaient été son quotidien une décennie durant. Mais Obliana ne rend pas les armes, bien au contraire, une fureur divine s’empare d’elle, et, accompagnée d’une cinquantaine de survivants, elle parvient à interdire la capture complète de la forteresse deux jours durant. Deux jours auxquels du terme elle est la seule encore debout, préférant se jeter des murs de la forteresse plutôt que de se rendre.

Obliana ne périt pas dans la chute, et, blessée mais invaincue, elle se terre dans la forêt maudite pour récupérer de ses blessures. L’armée Dharijorn n’a pas le temps de s’installer dans la forteresse et d’en reconstruire les défenses avant qu’une armée menée par les Léopards Blancs en reprenne le contrôle, repoussant l’adversaire dans la Sylvenoire.

Le mois qui suit, Obliana est retrouvée par une troupe de bandits de grand-chemin, le Fléau, qu’elle parvient à rallier à sa cause et à transformer en une troupe guerrière à la solde du Jarkhor. Pendant un mois encore, le Fléau du Dharijor coupe les lignes d’approvisionnement des armées adverses, se livrant à des embuscades meurtrières et participant à l’effort de guerre contre la tentative de conquête des vassaux de Pan Tang.

Plusieurs fois, Obliana est blessée, mise aux portes de la mort, transpercée d’épées et de flèches, mais rien ne semble pouvoir l’arrêter dans sa vengeance, si bien que la Sylvenoire paraît désormais maudite, hantée par une silhouette blanche et inarrêtable : la Lionne de Sylvenoire.

Affamées, prises en tenaille dans une guerre qui tourne en sa défaveur, la troupe repoussée d’Aiguemorte tente un dernier assaut pour reprendre la forteresse, ce qu’elle parvient à faire au prix de trop nombreux soldats. Une semaine plus tard, renforcée par un contingent de Chevaliers de Tovik, l’armée royale reprend la forteresse. Au cours de la bataille, Obliana et ses brigands infiltrent la forteresse dont ils ouvrent les portes. C’est l’épée d’Obliana qui transpercera la maille du Chevalier Corbeau qui lui avait ôté toute raison de vivre.

Obliana intègre la troupe de chevaliers de Tovik, dont le maître voit en elle l’incarnation de son propre maître. Avec eux, elle libérera encore huit postes-frontières et participera à bataille des Contreforts de Runskaia qui décidera le cours de la guerre : le Jharkor ne serait pas envahi cette fois-ci.

Une fois la guerre terminée, Obliana quitte le Jharkor en quête de nouveaux combats et d’un nouveau départ, ce qu’elle trouve auprès de Leoraa, au Vilmir.

ℐℛ | Obliana Denakyl

Mournblade Shmngg Shmngg