Ephoran

Ephoran

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Gouvernance

Proche du modèle de gouvernance de Bakshaan, Ephoran est gouvernée par un sénat formé de nobles élus parmi les familles de la cité. Ce sénat comporte une quinzaine de membres qui détermine les grandes orientations de la cité, vote les lois, établit les règles du commerce et commande à la flotte de la cité. A la différence de Bakshaan, toutefois, les sénateurs n’ont pas de mandat particulier sauf à ce que leurs pairs leur en concède un de manière temporaire.

La famille Pharos inquiète ses rivaux depuis qu’elle a acquis deux sièges au sénat, une première dans l’histoire de la cité. Une telle situation n’aurait pas été possible dans les anciennes lois de la cité, mais la grande réforme sur la gouvernance entreprise il y a dix ans, sous les conseils d’Ilmar le permet désormais. C’est que la noblesse d’Ephoran se plie en quatre pour obtenir enfin une voix au Sénat d’Ilmiora.

Farceurs contre falotiers

Ephoran, contrairement à ses sœurs, dépend moins de la Guilde des Farceurs en raison des Ombres Portées, des silhouettes noires représentatives de scènes festives projetant sur les murs jaune sable de la cité des ombres dansantes une fois la nuit venue. Cette initiative a été portée par la Guilde des Falotiers et par le Temple de Théryl, la Dame des Arts pour réduire la dépendance de la cité à une guilde payée pour nuire à l’ordre public. La population s’est prise d’affection pour le dispositif et un artisanat en est né car la population s’arrache des abats-jours garnis de silhouette toujours plus complexes.

A Ephoran, comme à Aliisyos et Ketna, la Guilde des Farceurs s’est plainte de cette concurrence illégitime dans une activité dont elle a le monopole. On leur a opposé que les Ombres Portées tenaient au domaine des arts, domaine divin dont aucune guilde ne saurait se prévaloir du monopole d’activité. Les jugements ont divergé, si bien qu’elles ont été interdites à Aliisyos et Ketna en ce qui concerne l’espace public, la population montrant tout de même un relatif appétit pour les Ombres domestiques.

Théryl aux Idylles et la Jetée des Contemplations

Ephoran est le siège du temple de Théryl dans l’Archipel et la seule cité on l’on trouve plus qu’un simple autel dédié à la déesse. La Jetée des Contemplations est un bâtiment haut de trois étages qui s’avance sur la mer, élevée sur des colonnes de marbre et dont le rez de chaussée, que l’on surnomme le couloir des débordements entoure les flots sous l’édifice. Dans ces halls nacrés, les prêcheurs sont invités au recueillement et au silence, laissant leur esprit trouver la paix dans l’observation de statues et d’œuvres d’art venues d’ici et d’ailleurs. Le couloir des débordements aux offrandes pour Streesha et, depuis une loi récente, aux mises à mort de capitaines coupables de trahison. Une disposition qui indigne le culte mais à laquelle aucune solution n’a encore été trouvée.

Le culte de Théryl, particulièrement dans cet aspect, se tient généralement éloigné des affaires politiques. Dans l’Archipel, toutefois, le culte est en charge de l’homologation des figures de proues des navires, condition obligatoire à la mise à flot d’un navire, prélevant une dîme au passage. Cet héritage historique fait du culte de Théryl aux Idylles l’un des plus riches de l’Archipel.

Les Carrières et la Marbrerie

L’arrière-pays de l’île d’Ephoran est formé de petites montagnes dont la plus haute dépasse de la mer d’un peu plus de huit-cent mètres. Cet ersatz de chaîne montagneuse regorge de marbre cipolin dont les cités et puissants d’Ilmiora et du Vilmir raffolent. Ephoran vit confortablement des revenus qu’elle tire de ces carrières où œuvrent chaque jour des milliers d’esclaves. L’exploitation de cette ressource ne date pas de plus d’un siècle, et avec elle est venu l’installation d’artisans-marbriers intéressés par l’afflux de nouvelle matière première. Ceux-ci, regroupés au sein de la guilde des marbriers et des tailleurs de pierre d’Ephoran, que l’on surnomme habituellement la Marbrerie, contribuent significativement à l’enrichissement de la cité. Leurs talents ne s’arrêtent toutefois pas au domaine de la marbrerie, et c’est aussi à cette guilde que l’on doit la confection des boulets qui arment les catapultes des navires ephoréens. Contrairement à ce que dit la rumeur, ces boulets ne sont pas en marbre, mais en basalte et en calcaire, dont la taille est bien plus aisée.

Lieux

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