Ilmiora

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Ilmiora est une nation humaine située dans les Terres du Nord, un continent des Jeunes Royaumes. La nation Ilmioraine est formée par un ensemble de cités-état plus ou moins indépendantes, rivales et alliées à la fois.

Parmi ces cités-état, on note :

Histoire

Ilmiora du temps de l’Empire

On trouve, en Ilmiora, de nombreux vestiges (la La Colonne Cyclopéenne et La Vallée du Colosse à Occelia) qui indiquent que des peuples anciens avaient fait de cette terre leur domicile. Pour autant, ces vestiges ne permettent pas ni de comprendre le mode de vie de ces créatures, ni de savoir avec certitude si des humains peuplaient également cette Ilmiora antique.

D’après les Temples de la Loi, de ce que révèlent les oracles et de l’histoire qu’a retenu les puissants, les humains pré-datent bien l’Empire sur cette partie des Terres du Nord. L’Empire est donc perçu comme un envahisseur, mais la hargne à l’encontre de l’Ile aux Dragons y est bien plus modérée que dans les Terres du Sud ou au Vilmir, où l’Empire est connu pour les atrocités commises pendant son règne. En Ilmiora, on reconnaît volontiers un caractère civilisateur à Melniboné, dont l’humanité à hérité un goût pour la culture, pour les arts, mais également un système d’écriture et une organisation de la société dont les régimes modernes ressemblent encore à ceux de l’Empire.

Les divisions politiques actuelles sont les reflets des divisions de l’époque impériale, où Ilmiora était gouvernée par de nombreux gouverneurs jaloux se comportant comme des seigneurs féodaux se livrant une rivalité sans merci. Les quatre principales dynasties, respectivement à la tête de Bakshaan, Ilmar, Gorjhan et Karlaak, firent de leur cités respectives des joyaux incomplets et complémentaires, même si aucune d’entre elle ne l’avouerait jamais.

A l’époque de la Libération

Si la Libération dans les Terres de l’Ouest s’est voulue plutôt pacifique, et dans les Terres du Sud gagnée par la guerre, celle dans les Terres du Nord s’est gagnée dans un conflit fratricide d’une violence inouïe. En effet, la gouvernance du continent, du fait qu’il avait été le théâtre principal des affrontements avec les Dharzi, était plus souple, plus basée sur des intermédiaires humains œuvrant pour le compte de maîtres rêveurs et hédonistes. La question de la libération a donc été perçue, par ces maîtres humains, comme une révolte contre leur règne, eux qui étaient devenus des avocats du système. C’est donc une véritable guerre civile qui a eu lieu, nécessitant l’intervention de forces extérieures, comme l’Ordre des Hauts du Lormyr où les nomades des Steppes des Larmes pour faire pencher la délicate balance en faveur des troupes révolutionnaires. S’en suivit des purges et des massacres encore douloureux dans la mémoire commune Ilmioraise, la purge la plus violente donnant naissance à la nation du Vilmir, autrefois une fédération de cité-états similaire à Ilmiora, et son fonctionnement théocratique.

Géographie

La nation d’Ilmiora est située à l’ouest des Terres du Nord, contre la Mer Pâle. Au nord s’étend le Désert des Soupirs, au sud le Vilmir et à l’est les Steppes des Larmes. En ce sens, Ilmiora est “au point le plus au nord de la civilisation”. C’est en tout cas ce que l’on peut entendre à travers le pays.

Le paysage d’Ilmiora est l’un des plus doux des Jeunes Royaumes avec ses paisibles verdures et son climat majoritairement tempéré. La majeure partie du territoire est composée de petites collines, de vastes plaines balayées par un vent chaud provenant du nord et de profondes forêts sources de nombreuses légendes. L’Ilmiora est aussi connu pour ses gigantesques élevages de bovins parcourant les plaines des cité en cité.

Le centre et le sud du pays sont occupés par la Forêt de Troos, qui s’étend dans le Vilmir au sud. Ce bois gigantesque est réputé être maudit et les Melnibonéens déjà ne se rendaient déjà guère sous la canopée des arbres gris. Ce marécage est une gène pour le commerce, car il oblige les caravanes à le contourner par le nord, ce qui prolonge considérablement les temps de transport, entre Gorjhan et Bakshaan notamment.

Le nord-est du pays est bordé par une gigantesque chaine de montagnes qui le sépare du Désert des Soupirs et dans laquelle se trouve Séred Omä, d’avantage à l’est encore.

Climat

Le sud de la côte du pays, autour de Bakshaan est chaud et humide et le paysage y est verdoyant. Ceci est encore plus vrai dans l’archipel qui longe la côte où prospèrent de petites jungles. La région plus au nord, autour d’Ilmar, tend vers un climat méditerranéen tandis que l’est du pays est dominé par des steppes peu cultivables, autour de Karlaak notamment. La région autour de Gorjhan est plus tempérée.

Ethnies

L’Ilmiora a la particularité d’être un pays formé de deux ethnies : les Estiens (Saveur grecque) à l’ouest de la forêt de Troos et les Quarzhasi (Saveur arabisante) à l’est de la forêt de Troos. Les tensions ethniques, si elles existaient, ont été éliminées par les maîtres Melnibonéens à l’époque de l’Empire. En ce sens, l’Ilmiora est aujourd’hui l’une des nations les plus tolérantes à l’égard des étrangers, la cohabitation ethnique y étant organisé depuis des millénaires.

Politique

Gouvernance

Chaque région du pays est dirigée par une Cité-Etat souveraine et indépendante de ses voisines. Le pays est dirigé par un sénat composé de membres éminents de chacune des cités, comme de riches marchands, de puissants propriétaires terrestres ou bien de la noblesse de la Cité-Etat. Bien qu’actuellement les Cités-Etats soient dans une paix relative, il n’est pas rare de voir certaines s’associer pour aller en guerre contre une autre pour un soucis économique ou politique. De grandes distances séparent les Cités-Etat, il y a ainsi beaucoup de place pour que la pègre se développe dans les régions peu peuplées.

Les deux plus grands ports d’Ilmiora sont Bakshaan et Ilmar, deux cités rivales.

Le nombre de sièges au Sénat d’Ilmiora est divisé ainsi :

Cité-état Nombre de sièges
Ilmar 29
Bakshaan 25
Karlaak 21
Gorjhan 16
Elora et les Néréïdes 5
Nurah 4
Aethlyos 3
Fiikri 3
Occelia 2
Daeyad 1
Hidris 1
Ethymir 1

Tensions

La nation Ilmioraine connaît un afflux de richesse mal réparti dans le territoire. Bakshaan et Ilmar, avec leurs ports sur la Mer Pâle, s’enrichissent bien plus rapidement que les autres cités-état. Ainsi, là où le commerce entre Ilmiora et les Terres du Sud passait autrefois par Les Cités Pourpres, puis par les routes traversant le Vilmir puis entraient dans le pays par la cité-état de Gorjhan, la majorité circule désormais par voie maritime. Gorjhan est engagé dans un conflit commercial avec les deux cités-état portuaires.

Ilmar, la capitale de la fédération, est elle-même dépassée dans les affaires économiques par Bakshaan et ses partenariats commerciaux agressifs, ce qui fragilise la domination politique actuelle de la capitale. Certains sénateurs de Bakshaan laissent entendre à demi-mots que le temps d’Ilmar est dépassé, et qu’une nouvelle capitale devrait être choisie pour mener la fédération vers la prospérité.

A l’inverse, certains à Ilmar s’interrogent sur l’efficacité du système de fonctionnement Ilmiorais, et l’idée d’unifier la fédération en une nation plus intégrée fait son bout de chemin. L’armée Ilmaroise a connu, ces dernières années, un agrandissement et une modernisation sans précédent grâce aux profits tirés du commerce.

La cité-état de Karlaak est plus paisible dans ses relations et pour le moment relativement neutre dans ses préférences bien que sa position soit proche de celle de Gorjhan. Bien que prospère économiquement, la cité aux tours d’ambre et de jade se cherche un avenir : à quoi la richesse accumulée doit elle servir ? D’autre part, le coût des raids des nomades des Steppes des Larmes ne cesse d’augmenter, et la cité-état ne souhaite pas supporter seule la charge de la défense de la fédération.

Dans ces dernières années, les Cité-États inférieures (n’appartenant pas aux quatre premières) n’ont pas manqué de souligner leur volonté de revoir le nombre de voix qui leur sont accordées au Sénat d’Ilmiora, au motif que le calcul fait par le passé ne correspond plus à la réalité.

La vingtaine de Cité-États non représentées au Sénat d’Ilmiora tentent également de faire entendre leur voix.

Société

Le peuple d’Ilmiora est civilisé, progressiste et cultivé. Le pays porte un certain attrait aux arts et nombreux sont les artistes à grandir dans les rues de Gorjhan et dont la renommée en la matière grandit peu à peu. Un talent particulier est reconnu à ce peuple : le travail du cuir. Les Ilmiorains sont à l’origine des plus belles pièces d’armures de cuir des Jeunes Royaumes, et leurs talentueux artisans vendent à prix d’or leurs confections à des nobles soucieux de leur apparence au combat, venus de loin pour obtenir une telle pièce de maitre.

Une terre de philosophes

La nation ilmioraise, formée de deux ethnies aux cultures antiques marquées par de fortes différences, a été confrontée plus rapidement que les autres nations des Jeunes Royaumes aux questions du multiculturalisme, de ce qui fait l’essence d’un peuple, du conflit des traditions et autant d’autres questions profondes de société. Ceci, doublé par un conflit des arts et des sciences qui avaient grandi et évolués à part sous le contrôle des capricieux seigneurs melnibonéens, des Dharzi ou lors de la tentative d’indépendance de Quarzhasaat, a participé à mettre le questionnement au cœur de la culture ilmioraise. Le premier héritage de ce choc des cultures a été l’apparition d’ouvrages et de courants de pensés philosophiques très tôt et bien avant même Cadsandria ou les Cités Pourpres. Ces ouvrages forment les piliers de la réflexion moderne dans les Jeunes Royaumes et les philosophes Ilmiorais sont encore parmi les plus influents au monde.

Une terre de tolérance

L’ancrage profond de la philosophie, du goût pour le débat et les joutes oratoires dans la culture ilmioraise, ainsi que la dualité ethnique de la population, a favorisé l’émergence d’une éthique de vie tolérante des mœurs étrangers et un appétit pour la découverte de ce qui vient de loin, de ce que l’on ne connaît pas. Ceci ne veut pas dire que tous les ilmiorais sont accueillants, mais que collectivement, c’est un trait qu’on accorde à leurs sociétés (Gorjhan tranche un peu avec cette vision, toutefois). Cette tolérance culturelle s’est traduite par une tolérance de culte et de religion inégalée dans les Jeunes Royaumes jusqu’à peu avec l’émergence des Cités-Pourpres. Enfin, cette tolérance s’étend au domaine du personnel avec un regard ouvert sur la sexualité, l’habillage, les tatouages et les piercings (qui font volontairement référence au statut d’esclave de l’humanité) qui y tiennent moins du domaine de la morale qu’ailleurs.

Une terre d’égalité entre pairs

L’Ilmiora est la seule nation avec les Cités-Pourpres à être dirigée par une assemblée élue en lieu et place des régimes de transmission héréditaires du pouvoir observés ailleurs. Cette caractéristique participe à un attrait certain pour les plus libres penseurs, en matière politique, des habitants des Jeunes Royaumes. Les monarchies fragiles tendent à peindre Ilmiora comme une terre d’indécision et de dérive vouée à la faiblesse collatérale de son mode de fonctionnement. Qu’importe, le peuple ilmiorais est fier de cet héritage.

Ainsi, la société Ilmioraise est regardée avec autant d’admiration que de dégoût, mais nulle âme des Jeunes Royaumes ne peut nier l’influence considérable que la fédération a, et a eu, sur le monde après l’Empire.

Gastronomie

La gastronomie Ilmioraine est aussi variée que ses cités-états :

  • A Karlaak, la vigilante cité orientale, on déguste des variétés fruits et légumes multicolores venant des hauteurs sur abondantes d’eau des Steppes des Larmes ainsi que des mets plus secs, et notamment des desserts, originaires du Désert des Soupirs.
  • A Gorjhan, proche du Vilmir au sud, on trouve encore quelques influences de Karlaak, mais on mange surtout de la viande sous toutes ses formes et des produits céréaliers.
  • A Bakshaan, en raison de l’opulence commerciale de la cité, on mange d’à peu près tout ce qui se fait de bon dans les Jeunes Royaumes, du vin de Filkhar aux mets fin de Filkhar en passant par les incroyables desserts de Filkhar. L’attrait commercial de la cité en a fait un lieu cosmopolite où un bouge peut vendre des abats aux miels, délice du Pikarayd, et dans l’étal d’à côté vendre des galettes de fromage du Jharkor.
  • La même logique, quoi que dans des proportions moindres, vaut à Ilmar.

Réputation

Comme pour tout à Ilmiora, il n’existe pas de perception unique des habitants de la fédération. Un observateur peu éduqué à la diversité du pays s’arrêtera à qualifier ses habitants de mercantiles et de tolérants. Mercantiles car on connaît surtout les ports d’Ilmar et de Bakshaan et leur rivalité poussant leurs habitants vers des flagorneries marchandes et, il faut le reconnaître, vers une ingéniosité commerciale comme il en existe peu dans les Jeunes Royaumes. Mais cet observateur ignare saura également reconnaître une certaine malléabilité dans l’opinion des Ilmiorais. De manière générale, les Ilmiorais sont crédités d’une grande tolérance aux coutumes étrangères et d’une certaine ouverture d’esprit aux opinions qui ne sont pas les leurs. En ce sens, on reconnaît une grande capacité d’adaptation à ce peuple formé de deux ethnies.

L’observateur plus éduqué distinguera la réputation selon les Cité-Etats, ne serait-ce que des quatre plus importantes :

  • Les Karlaakin sont perçus comme des individus robustes et attachés à leurs principes doublés d’hédonistes et d’esthètes
  • Les Gorjhani ont la réputation d’être les plus pieux (ce qui pourrait faire sourire au Vilmir), mais également d’être les plus industrieux
  • Les Bakshaani se caractérisent par le fameux mercantilisme et leur persévérance (à des fins commerciales, principalement)
  • Les Ilmarois sont vus comme plus mesurés et distingués que leurs pairs

En plus de ces qualificatifs, on reconnaît chez les Ilmiorais une très grande loyauté et fidélité à leur Cité-Etat.

Divertissements

De l’héritage Melnibonéen, on trouve en Ilmiora toutes les formes de divertissements généralement pratiquées ailleurs dans les Jeunes Royaumes.

  • Les arènes constituent l’un des divertissement populaire les plus prisés, que les combats soient entre esclaves ou entre citoyens. Les drogues les plus légères sont uniformément tolérées, même à Gorjhan pourtant un peu plus pieuse que ses soeurs.
  • Le sort des drogues les plus addictives ou dont les effets secondaires sont les plus importants dépend des cités-états, mais en général, tant que les effets ne rendent pas l’utilisateur violent ou dangereux pour la société, ces drogues sont tolérées. En ce sens, les drogues plongeant en léthargie ou dans un état méditatif font rarement l’objet de sanctions légales, en dépit des appels du clergé de la Loi à ce sujet.
  • Les tatouages, et les piercings, autrefois perçus comme un signe dégradant de soumission envers l’Île aux Dragons, connaissent un regain d’intérêt à tous les niveaux de la société

Parmi les divertissements uniques en Ilmiora, on compte :

  • Les courses d’autruches, prisées dans l’ouest du pays
  • Les joutes navales, très en vogue à Ilmar
  • Le Sillon des Larmes, un grand défi annuel à Karlaak au cours duquel des équipes de cavaliers s’affrontent dans une course les menant, pendant plusieurs jours, au coeur des Steppes des Larmes

Économie

(Voir l’article Économie)

Les ressources principales de l’économie Ilmioraise sont (sans ordre d’importance) :

  1. Les esclaves (Ilmar et Bakshaan)
  2. Les gemmes et minerais et leur travail (Karlaak)
  3. Le travail du cuir et le bétail (Gorjhan)
  4. D’abondantes terres cultivables non exploitées aujourd’hui (l’Ilmiora est un pays à la répartition inégale de la population)

Les esclaves si chers à l’économie d’Ilmiora, et plus particulièrement aux cité-états occidentales (Ilmar et Bakshaan) proviennent :

Le commerce Ilmiorais repose également beaucoup sur le négoce et le transit de marchandises vers et depuis les Terres de l’Ouest, que ce soit par voie terrestre ou maritime.

Justice

Système Judiciaire

Comme a peu près tout en Ilmiora, chaque Cité-Etat gère à sa façon comment doit être rendue la justice. Néanmoins, l’organisation judiciaire est globalement identique entre les Cités-Etats :

  • Officiellement, on assimile l’étranger au local dans les affaires judiciaires, néanmoins, les jury populaires sont souvent plus sévères avec les étrangers
  • Chaque Cité-Etat dispose d’un tribunal dont les juges sont nommés par le Sénat local et assistés d’un jury populaire
  • Dans les grandes Cités-Etats comportant un temple de Donblas le Juste, ce temple peut remplacer intégralement ou partiellement (en fonction du lieu / de la nature du crime ou du statut des accusés) le tribunal
  • Le Sénat, ou équivalent, de chaque Cité-Etat, peut également se réunir de manière extraordinaire pour juger un crime extraordinaire et peut, de plus, gracier des individus jugés coupables
  • Dans les conflits entre Cités-Etats, il est coutume de demander l’arbitrage d’une Cité-Etat tiers (généralement Ilmar)
  • Quand un conflit entre Cité-Etats est de grande ampleur, le Sénat d’Ilmiora agit comme juge et médiateur

A Bakshaan, par exemple, tous les crimes commis dans le Centre-Ville, où sont positionnés les Temples de la Loi, sont d’abord soumis au Temple de Donblas le Sage qui peut se saisir ou non de l’affaire. Tous les crimes d’ordre religieux sont également prioritairement soumis au Temple de Donblas le Sage qui, historiquement, n’a jamais laissé passer une seule affaire de ce domaine.

Crime et châtiments

L’héritage marchand d’Ilmiora, accompagné pour la faible valeur de la vie humaine à l’époque de l’Empire font que, généralement, toute peine peut être commutée en amende. Parmi les peines extraordinaires, par rapport aux autres Jeunes Royaumes, on note la privation temporaire ou définitive de statut de “citoyen” (s’applique également aux étrangers), le coupable devient alors un esclave et la propriété de la Cité-Etat. L’exil est également une peine régulièrement prononcée, le coupable est marqué au fer et de vient alors un apatride.

On applique, en Ilmiora, une loi proche de la loi du Talion (“Oeil pour oeil, dent pour dent”) sauf lorsque la peine devrait entrainer la mort : dans ce cas, le tribunal peut décider de commuter la peine en esclavage ou en exil. Les châtiments corporels peuvent être commutés en amendes si le tribunal le déclare. Cette amende peut être payée en années de servitude ou en perte temporaire du statut de citoyen.

Les Bien-Nés peuvent, exclusivement, demander à être jugés par une chambre disciplinaire du Sénat local (composée, pour mémoire, de nobles élus parmi les nobles de la cité) généralement plus clémente que les tribunaux, se tenant à huis clos et n’appelant pas de jury populaire. Dans les grandes Cité-Etats (Bakshaan, Ilmar, Gorjhan et Karlaak), cette mesure ne peut être invoquée qu’avec l’accord du Grand Prêtre de Donblas du temple local.

Il existe, entre familles nobles, une coutume datant de Melniboné qui veut que, lorsqu’un membre d’une famille ôte injustement la vie d’un membre d’une autre famille, cette dernière famille puisse demander, en plus de la peine visant le meurtrier, l’exécution d’un membre de sa famille “tenant un rang comparable à la victime du meurtrier”. Sous l’empire grandissant de la Loi, cette mesure se fait de plus en plus rare. Cette mesure remplace les vendetta observées dans d’autres nations.

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