Les Néréïdes

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Géographie

Les Néréïdes sont un ensemble d’îles et d’îlots au large des Terres du Nord et de la côte Ilmioraine. On dit que leur nom vient du fait que les îles principales, Shaaya et Qaraae, ressemblent aux corps de deux femmes qui flotteraient dans la Mer Pâle.

Plus généralement, on inclue dans les Néréïdes la Rive Sanguine, une presqu’île qui tient son nom de la végétation se parant d’une feuillage cramoisi à l’automne. Le climat dans les Néréïdes est chaud et sec, quoique le vent venant de l’océan rende les soirées plus douces et fraiches. Le territoire bénéficie d’un grand ensoleillement et on y cultive la vigne et les olives.

Si les îles de Shaaya et de Qaraae abritent plusieurs communautés, quelques villes et des villages, la cité majeure des Néréïdes est sans conteste Elora. Sise dans une baie de la Rive Sanguine, la cité se présente généralement aux étrangers par son port important dont les caravelles desservent Bakshaan et Ilmar au nord, et Vilmiro au sud. Le port est surmonté d’une falaise au sommet de laquelle repose le palais des Princes Céruléens, une structure de pierre blanche et ocre. La cité est connue pour les nombreux drapés aux couleurs chatoyantes qui s’étendent de balcons en balcons, ainsi que pour les grandes fenêtres ouvertes des habitations du port.

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Histoire

Les plus érudits savent qu’on appelait les peuplades humaines vivant dans les Néréïdes les Nëlins du temps avant la conquête de l’Empire Ecarlate. On ignore presque tout des ancêtres de l’archipel, Melniboné n’ayant pas laissé beaucoup de place à la conservation de l’histoire des peuples sous son contrôle. On sait cependant qu’à l’époque des Nëlins, la Rive Sanguine était peuplée de géants ennemis du peuple ancestral. De ces géants il ne reste que peu de traces car ils refusèrent de se soumettre au conquérants de l’Île aux Dragons. L’un des rares vestiges de cette époque est la Colonne Cyclopéenne, une colonne en pierre massive, vraisemblablement érigée par les géants dans un but spirituel.

Pendant le règne de l’Empire, les Néréïdes furent une province majoritairement calme et paisible, à l’exception de l’époque de la guerre contre les Dharzi et l’Empire de Quarzhasaat. Les descendants des Nëlins devinrent l’un des premier protectorats, vers la fin de l’Empire, les habitants des Néréïdes jouissant de bonnes relations avec Melniboné.

Peu de temps après que l’Empire ne quitte les Terres du Nord, alors que le pays d’Ilmiora était en plein essor, un soulèvement populaire, contre le Prince Adamar d’Elora eu lieu et le seigneur fût décapité et sa descendance exterminée. Ce soulèvement populaire, qui fut l’un des évènements les plus sanglants de l’histoire des Néréïdes, demeure aujourd’hui un sujet de controverse, une partie de la population y voyant un coup d’état visant à intégrer les Néréïdes à l’Ilmiora avant que celles-ci soient envahies par le Vilmir.

De la famille régnante, il ne reste aujourd’hui qu’un héritier, dont le grand père du grand père a échappé au massacre des Princes Céruléens. Cet héritier,Oren d’Elora, revendique aujourd’hui la terre de ses ancêtres.

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Politique

Les Néréïdes et Elora sont aujourd’hui dirigées par le Primarque Antuko, assisté par trois Exarques dont les fonctions sont celles de ministre des armées, de l’économie et des affaires internes du pays. Le Primarque est épaulé par le clergé de la Loi qui soutient ouvertement le seigneur qui en retour verse de larges contributions financières au développement de la cause de la Loi dans Les Jeunes Royaumes.

Le Primarque dirige les Néréïdes d’une poigne de fer et si la population n’est pas toujours contente, elle cache sa colère. Les Néréïdes étant frontalières de Vilmir, l’armée du territoire est nombreuse et bien équipée.

Le Primarque Antuko est rarement embetté sur sa gestion interne de la cité, d’une part car la décrépitude d’Elora met en avant les ports de Bakshaan et d’Ilmar, et d’autre part, car Les Néréïdes sont perçues comme le premier rampart contre le Vilmir.

Le Primarque est prisé par le Clergé de la Loi et une majeure partie de la noblesse locale dont le pouvoir ne cesse de s’étendre au détriment d’une population s’appauvrissant chaque jour plus.

L’Exarque des Armées est un des bien-nés d’Elora, Ysan Torryon, sa famille occupant ce poste depuis le soulèvement qui mis fin au règne des Princes Céruléens. C’est un homme rigide, fidèle à son poste et à son seigneur.

L’Exarque de l’Economie est originaire des Cités Pourpres et est le descendant d’une famille de Princes-Marchands de Menii, ce qui lui donne accès à une fortune considérable. C’est grâce à lui, Fyrkan D’Abrassas, que certaines caravelles aux voiles colorées s’arrêtent désormais à Elora et qu’un afflux d’investissements d’outre-mer prend pied. Fyrkan n’est pas aimé, ni par la noblesse, car il est étranger, ni par le clergé, car nul n’ignore ses orientations charnelles et qu’il est une mauvaise inspiration pour les pauvres innocents de la cité.

L’Exarque des Affaires Internes, dont le porte-feuille d’affaires n’est pas clair, est un homme discret originaire de Shaaya et c’est bien tout ce que l’on sait. Bras droit d’Antuko, il évite tout contact avec les notables de la Province et se concentre uniquement à sa tâche. Kaan, c’est son nom, est à l’origine du régime particulièrement répressif contre toute dissidence au sein de la populations Nëlin.

Économie

Malgré tout, en raison de nombreuses taxes et d’une mauvaise réputation, le port d’Elora se dégarni et le commerce de la ville se tarit, asséchant les rentrées financières de la cité état et appauvrissant ses citoyens. Dans les récentes années, Elora s’est refermée sur elle-même, et l’impact de ces mesures commence à se faire ressentir.

A une époque, la cité était reconnue pour son travail de l’ivoire et de l’albâtre, des vignes et des olives et les marchands venaient de loin se procurer de tels biens. Aujourd’hui, ce sont essentiellement les drapés colorés qui font l’identité de la cité qui sont prisés, au grand dam de nombreux artisans.

La Guilde des Comédiens-Bateleurs d’Elora

Elora a toujours été reconnue pour la qualité de ses bateleurs aux costumes bariolés, dont le protagoniste Comte Arlequin du Conte de l’Arlequin est notamment fortement inspiré. Ces bateleurs, regroupés avec les comédiens et autres circassiens, si tant est que ce mot ait une définition, au sein de la guilde des Comédiens-Bateleurs, jouissent aujourd’hui d’une singulière réputation en raison de leur rapport au pouvoir du Primarque. Amoureux d’une forme de liberté de la parole et des arts, la Guilde voit d’un mauvais œil le durcissement de la politique sociale et morale exercée par le sénat.

Une si imprudente opinion aurait pu valoir à la guilde sa dissolution, si ce n’était que la guilde est sous la patronage du Temple de Théryl à la Création Inspirée, et que la Haute-Prêtresse résiste pour l’heure aux avances du sénat et de certains autres temples, plus proches du pouvoir. Ainsi, la guilde existe et avec elle sont données lots de représentations satiriques, comiques et plus ou moins fines. Cette existence précaire, et parfois militante pour certains, a déjà valu à de nombreux guildiens d’être retrouvés percés dans un coin de ruelle. Si bien que l’usage de masques de scène est désormais de rigueur pour les membres les plus libres. S’en est suivie une renaissance du théâtre antique, favorisant l’usage des masques et remis au goût du jour pour l’occasion, qui trouve un certain public à Elora et désormais hors de la province.

Au sein de la guilde, une frange plus extrême est devenue un farouche adversaire du pouvoir politique et est organisée comme une confrérie secrète. Celle-là, qui se surnomme la Lumière du Fard d’Elora, participe à des actions de vandalisme et de révolte dans la cité et a tissé des liens avec des réseaux criminels.

Particularités locales

La Rive Sanguine

Certains conteurs disent que la Rive Sanguine, et son bois particulier, fut le point de débarquement des troupes de l’Empire en Ilmiora et, donc, le point d’origine des massacres qui eurent lieu ensuite sur cette partie du continent. La Rive Sanguine serait le souvenir de cette époque par la terre d’Ilmiora.

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L’Oeil de Pyaray et le Cristal des Hommes

Du pillage de Fiikri, au crépuscule de l’Empire, le Prince Adamar ramena un singulier artefact : un prisme transparent, si pur qu’on l’eut dit coulé dans un moule façonné par Arkyn en personne. De connaissance humaine, il n’existe aucun autre tel prisme dans les Jeunes Royaumes et pour cause, il inspire un sentiment Loyal que l’on ne voit jamais dans les artefacts Melnibonéens, quand bien même son nom, l’Oeil de Pyaray, voudrait faire croire le contraire.

L’Oeil de Pyaray fut installé dans la salle du trône Céruléen et captiva l’attention de la cour, particulièrement lors du premier crépuscule où il révéla la diffraction de la lumière à un peuple qui balbutiait dans sa compréhension des sciences. Cette émouvante révélation fut un signe pour Adamar : c’est à travers le savoir que l’humanité s’élèverait et oublierait la douleur de son passé. C’est à travers le savoir, qu’un jour, serait défaite l’Île aux Dragons. Cette vision devînt une impulsion provinciale, et le Prince dépensa sans compter pour faire venir de loin savants et érudits, s’attirant les grâces des cultes d’Arkyn.

Sombrant dans une obsession pour les iridescentes et dansantes lumières de l’Oeil de Pyaray, le Prince établit l’ordre des Cristallomanciens d’Elora : un regroupement de savants et de chercheurs dédiés à la compréhension des mécanismes optiques auquel s’adossait de nombreux verriers au sein de l’Iris, un édifice somptueux créé pour l’occasion. Naquirent dans les murs de l’Iris parmi les premières lentilles, des télescopes, loupes et longues vues pour lesquels les artisans verriers d’Elora sont toujours renommés à travers les Jeunes Royaumes. Naquit enfin le Cristal des Hommes, une reproduction fidèle de l’Oeil de Pyaray et la démonstration que l’homme pouvait égaler Melniboné dans sa compréhension des techniques.

Parallèlement, à l’ordre des Cristallomanciens, les tisserands de la province furent encouragés à développer leur maîtrise des teintures et de la coloration d’étoffes. La Guilde des Nuances naissait quelque temps plus tard, se dédiant à la recherche de nouvelles teintures et participant au succès économique de la cité. Le Cristal des Hommes leur fût confié, et c’est en contemplant le spectre du prisme à différentes heures de la journées que les Nuances définirent différentes palettes de couleurs encore utilisées dans les académies de peinture aujourd’hui. C’est également en observant ces spectres colorés que furent définis les couleurs des voiles de la flotte céruléenne que l’on surnomme pour cette raison parfois la flotte prismatique.

Les Arsenaux Nëlin

Les arsenaux Nëlin, basés à Elora, étaient réputés du temps des Princes Céruléens pour produire parmi les meilleurs navires des Terres du Nord à leur époque. Étroitement liés aux seigneurs de la province impériale, le savoir naval des Néréïdes fût détruit par ses détenteurs lors de la révolte populaire qui déposa Adamar et les maîtres-artisans s’exilèrent ailleurs en Ilmiora et au Vilmir. Cet exil entraîna un fort accroissement des capacités navales de Bakshaan et d’Ilmar, mais également des Cités Pourpres qui accueillirent cette connaissance avec grande attention. Les descendants de ces grands artisans participent encore à la confection des plus majestueux navires du monde humain à Menii. Les capacités Nëlin, elles, se développèrent très peu durant les deux premiers siècles de l’ère des Jeunes Royaumes et ont beaucoup souffert de ce retard technologique.

L’influence des artisans navals meniites bouleversa le nautisme Ilmiorais, traditionnellement très dépendant de la force des esclaves pour se propulser, lorsque les premiers navires bi-mâts firent leur apparition à Bakshaan et à Ilmar en l’an 300JR. Les arsenaux de l’archipel des Cendres, doués de nombreux savoirs issus des artisans exilés d’Elora autrefois et d’arsenaux performants, furent les premiers à percer le secret de la conception de ces navires d’un nouveau type. La variante ilmioraise met toujours l’emphase sur des rangées de rameurs, souvent esclaves. On produit aujourd’hui des bi-mâts ilmiorais d’Ilmar à Elora.

Si les arsenaux Nëlin n’ont jamais complètement comblé leur retard en matière de bi-mâts aux sens meniite ou ilmiorais, il semble pourtant que le fantôme du génie passé de ce peuple pour la navigation refasse surface. Le maître de l’arsenal d’Elora, Elwyn Baccus, descendant d’une lignée d’artisans navals, a en effet conçu un nouveau type de bi-mât dans lequel le mât arrière est incliné vers l’arrière. Une prouesse technique dont le secret n’a pas encore été répliqué et dont la rumeur voudrait qu’il tienne la rigidité surprenante du bois de la rive sanguine. Quoiqu’il en soit, cette caractéristique en apparence anodine permet aux bâtiments Nëlin de positionner à l’avant le grand-mât et à l’arrière le mât le plus court, contrairement à la pratique usuelle des Jeunes Royaumes. Ceci améliore la vitesse du navire, tout en inclinant le navire vers l’arrière, ce qui lui évite de prendre l’eau lorsqu’il brise les vagues malgré ce gain de vitesse, ce que ne peuvent pas faire les bi-mâts actuels à mât droits qui doivent positionner le grand-mât à l’arrière du bâtiment. Cette conception nouvelle fait l’objet de toutes les attentions des Princes-Marchands.

Personnages:

Les Néréïdes

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