Tarkesh

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La Terre de Givre au bout de la Mer Pâle

On a coutume de dire que le Tarkesh s’étend du fracas des armes de ses guerriers contre le Dharijor au sud jusqu’au bord septentrional du monde où il fait si froid qu’il est impossible d’y vivre. A l’est, le pays est bordé par des falaises se jetant dans la Mer Pâle et à l’ouest par la prodigieuse et réputée infranchissable chaîne de montagne des Crève-ciels qui démarre au bout de la terrible vallée de Xanyaw aux températures insoutenables.

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Au plus chaud de l’année, il arrive que des flocons de neiges tombent du ciel sur les plaines qui bordent la capitale, Banarva, et la côte méridionale tandis que les terres au nord subissent de telles chutes toute l’année. L’hiver, dans le nord comme dans le sud, est particulièrement rude en raison des vents forts et violents et des chutes de neige importantes et continues. Le climat du Tarkesh est ainsi très rude, et c’est à lui que l’on doit la réputation d’hommes et de femmes robustes et inépuisables des habitants de ces contrées.

Le royaume gelé du jeune roi Yaris peut grossièrement être divisé en deux ensembles : les terres côtières et les terres montagneuses. Les premières sont parsemées de ports de plus ou moins grande importance et, dans les plaines et collines, émaillées des villages ou de petites villes d’éleveurs et de travailleurs du cuir. Toutefois, il ne fait nul doute à l’esprit du voyageur que les Tarkeshi semblent avant tout habiter sur la mer tant le nombre de navires qui sillonnent les côtes est important. Les régions montagneuses, qui occupent la plupart du royaume, sont quant à elles ponctuées de villages relativement modestes vivant généralement du travail du bois si précieux qu’on y trouve.


Seigneurs des Flots

Peu nombreux, habitant dans un environnement très hostile et coupés du monde par les visées conquérantes du Pan Tang, tout portait à croire que le destin du Tarkesh serait celui d’une nation périphérique aux grands centres du monde connu. C’était toutefois sans compter sur les prodigieuses ressources de ce peuple nordique, à la fois naturelle sous la forme des pins cendrés et intellectuelle avec l’ingéniosité maritime des clans côtiers capables de travailler le bois des pins d’une telle façon qu’ils permirent la création de navires maniables, légers et rapides.

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Contrairement aux autres nations des Jeunes Royaumes, les navires du Tarkesh favorisent la manœuvrabilité aux dépens de la taille et de la capacité de transport. Le courage de leurs marins a également permis au royaume d’affirmer, très tôt dans l’ère des Jeunes Royaumes, sa présence dans le monde grâce à des échanges et des pillages parfois devenus légendaires. Cette ouverture sur le monde a conduit à deux singuliers états de fait : d’une part, à une division culturelle forte et croissante entre la culture des clans côtiers et leurs homologues des montagnes et d’autre part à l’existence de faramineuses richesses dans les pays étrangers détenues par des clans côtiers mais qui demeurent à l’étranger pour des raisons aujourd’hui géopolitiques. Ainsi, si très peu voyagent au Tarkesh, très rares sont les marchands des Jeunes Royaumes à n’avoir jamais croisé un membre de ce peuple.

Tarkesh, le Royaume sur le toit du monde est un royaume au mieux frais et glacial par endroits. Sa population n’est unie que par une chose, son remarquable talent dans la confection de navires et dans le travail du bois. Les amateurs de constructions navales voient souvent Banarva, la capitale de Tarkesh comme un paradis dans le domaine.

Mais les rivalités sont grandes au sein du Tarkesh. Le nord, composé de clans vivant de la chasse et de l’élevage, combattants à la hache et pillant les nations vosines à bord de leurs longs navires, perçoit le sud comme mou, faible et perçoit ses relations commerciales avec le Dharijor avec mépris. Le sud, plus civilisé et éduqué, perçoit le nord comme des tribus barbares sans aucune culture et voués à disparaitre dans l’ère des Jeunes Royaumes.

Ces rivalités durent depuis fort longtemps et aucun roi n’a jamais réussi à y mettre un terme. Et ce n’est pas le très jeune roi Yaris, troublé par ces querelles dans son royaume, qui est parvenu à y mettre un terme pour l’instant.

Le Tarkesh vénère exclusivement les Seigneurs Élémentaires et hait au delà de tout le Seigneur du Chaos Pyaray, qui avale l’âme des guerriers noyés dans les flots.

Banarva

Cise dans la baie des tempête sur l’une des seules portions de côte Tarkeshi qui ne soit pas une falaise, Banarva ne ressemble à aucun autre port majeurs des Jeunes Royaumes. Construite quasi-exclusivement en bois, la cité est souvent reconstruite et même parfois déplacée de plusieurs kilomètres.

La ville vie en état d’alerte permanent, du fait des attaques toujours plus pressantes de la flotte du Dharijor venant de Nieva, de l’autre côté de la baie.

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La légende de Myyrhn

Les historiens et érudits étudiant les Terres de l’Ouest s’accordent à dire qu’il existe, à l’ouest du Tarkesh ou du Dharijor, et certains disent même du Jharkor, un lieu que les Melnibonéens appelaient “Myyrhn”. Ce lieu de légende, dont certains disent qu’il ne s’agit que d’une cité, était farouchement gardé des yeux humains par les liges de l’Empire Ecarlate.

Le chemin antique menant à Myyrhn démarrerait au Tarkesh avant de s’engouffrer dans l’impitoyable chaîne des Monts Givrés qui bordent le monde connu à l’ouest. Malheureusement, il existe peu de traces de ce chemin, et nombreux sont les aventuriers et explorateurs à s’être engagé sur la piste de Myyrhn sans jamais en revenir.

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Tarkesh

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