Eaio'o

Dépositaire de la grandeur du peuple-sorcier de Soom

Description:

L’énergie considérable qui émane de cette petite femme ferait presque oublier son âge par deux fois millénaire.

Rendue folle par la solitude et l’enfermement, Eaio’o est manifestement agitée. Ses mains tremblent et ses yeux scrutent en permanence les environs comme si elle craignait l’arrive de quelqu’un ou quelque chose. Son tempérament sauvage rend compliqué toute longue conversation dont elle dérive rapidement, sauf lorsque l’on parle de la Destinée et des étoiles.

Bio:

Eaio’o est la fille de la fille d’une esclave du peuple Soomite qui a quitté, avec ses maîtres, les ruines de son empire pour se rendre dans la libre Quarzhasaat d’alors, il y a plus de 2000 ans. En ce sens, elle connaît à la fois quelques, et peu, d’histoires sur cet ancien empire voilé dans les secrets du passé.

Ce qui semble clair, c’est que cet empire datait d’avant l’île aux Dragons et qu’ils auraient peu être, à une époque, le plus puissant empire de ce monde (c’est en tout cas ainsi que parlaient les maîtres de la grand mère d’Eaio’o). Capables de plier le Destin à leur volonté, leur art les trahit alors qu’ils essayèrent d’éviter l’avènement de l’Empire de Melniboné et ravagea tout ce qu’ils avaient bâti des siècles durant. Fait esclaves de l’île aux Dragons au même titre que leurs propres esclaves, une partie des héritiers de l’empire de Soom se cacha dans les terres où il endura des siècles et des millénaires durant avant de s’approcher de l’inévitable extinction qui les guettait.

Les derniers d’entre-eux traversèrent le monde pour atteindre Quarzhasaat, mais cet empire, aussi, succomba à ses tentatives de pourfendre les inatteignables Melnibonéens.

Désespérés de préserver la mémoire de leur peuple, les Soomites bâtirent un Lunarium comme leur peuple en avait le secret, et à l’intérieur de celui-ci, ils invoquèrent non pas le Destin mais les dieux du Chaos qui s’étaient montré plus puissants que tous les sortilèges lancés à l’encontre de leur peuple élu.

“Que demeure pour l’éternité la trace de la grandeur de l’empire de Soom” demandèrent-ils.

Et Xiombarg répondit à l’appel.

Elle fît bouillir le sang de ses conjurateurs dans l’ultime sacrifice qu’elle demandait d’eux. Mais elle ne toucha pas à la seule esclave qui n’avait pas encore été éventrée pour l’appeler et, un large et mauvais sourire aux lèvres, elle se contenta de lui baiser le front avant de disparaître.

Depuis ce jour, Eaio’o n’a jamais vieilli, ni craint la maladie, la faim ou la faiblesse.

Mais ses hôtes Quarzhasaatim, aux vues déicides, tenus par leur promesse aux Soomites autant qu’à leur haine des seigneurs de l’entropie, se résolurent à l’enfermer pour que l’histoire l’oublie. Ainsi, les siècles passèrent à leur tour, et elle ne quitta que rarement sa petite cellule. Son esprit, lui, subit de plein fouet cet isolement.

Alors, elle puisa dans les ressources de ses maîtres et redécouvrit, à partir de demi-souvenirs et de paroles anciennes de sa grand-mère disparue depuis déjà un millénaire à l’époque, le chemin de ceux qui pouvaient modifier leur destin. Subtilement, des siècles durant, elle fit s’accumuler du sable, des graviers et des poussières dans l’antique Lunarium, jusqu’à ce que ces monticules représentent le ciel au-dessus d’elle un soir. Profitant de la faible vigilance de ses maîtres, elle fuit jusqu’à l’observatoire où elle lance un infime sortilège, une minuscule supplication au destin, un appel à l’aide : “puisse un ami de mon peuple me venir en aide” pleure t-elle sur les dalles du Lunarium tandis que les miliciens de la cité la traînent vers ses geôles.

Huit mois plus tard, alors qu’elle se résignait à vivre jusqu’à la fin du monde entre ces quatre murs, la porte de cellule s’ouvre. Et Ancelin entre dans sa vie.

Eaio'o

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