Yvon Sekeirios

Sénateur de Bakshaan en charge des relations avec le temple de la Loi

Description:

D’Yvon émane une aura rassurante, en raison de son regard paisible, de son calme et du ton réconfortant de sa voix. Yvon ne cache pas la noblesse de sa lignée, l’une des plus respectées de Bakshaan, dont il se comporte en digne héritier.

Bio:

La jeunesse d’Yvon fut celle de la noblesse la plus traditionnelle de Bakshaan et d’Ilmiora en général : le jeune homme fut éduqué aux arts de la court, du commandement et du règne sur une maisonnée qui serait la sienne plus tard. A ses dix-huit ans, Yvon se rendit en Argimiliar au sein de l’Académie de Cadsandria où, contrairement à ses pairs, il n’apprit pas l’art de la guerre mais la théologie. Yvon était, depuis tout jeune, fasciné par les Dieux, leur histoire et le rapport entre les cultes et l’histoire humaine récente. La perspective académique sur le sujet, enseigné par des érudits plus que par des prêtres, offrit à Yvon un regard en la matière que peu partagent dans les Jeunes Royaumes.

Revenant à vingt-huit ans d’un séjour plus long que prévu à Cadsandria, Yvon s’immisça dans la vie nobiliaire Bakshaanite sans grande difficulté de par son nom mais également par son caractère attentif et conciliant. Yvon devint le confident de nombreux puissants, et, après plusieurs années, du Haut-Sénateur Jerest Nedyrin dont il devint un conseiller puis le premier conseiller.

Ayant les faveurs de la noblesse traditionnelle et historique de Bakshaan, Yvon est élu au poste de Sénateur en Charge des Affaires Commerciales et de l’Administration du Port, précédemment occupé par le talentueux Partann Ishméria. Yvon, dans les pas de Partann, fait un travail honorable quoi que moins spectaculaire, faute à une conjoncture moins favorable et à une audace plus mesurée en matière commerciale. Yvon, contrairement à Partann, s’appuie peu sur les Princes-Marchands dont il se méfie beaucoup. A cette époque, Yvon est perçu comme le meilleur candidat pour remplacer un Haut-Sénateur Jerest malade dont il bénéficie de tout l’appui politique.

Malheureusement, en plus du retour triomphal de Partann Ishméria, Jerest décède à quelques mois des élections, ce qui disperse la noblesse fédérée autour du charismatique haut-sénateur. A cette époque, Yvon se démarque de son mentor par une position anti-esclavagiste, qu’il considère comme indigne de la Cité Ambitieuse, une attitude qui, sans le soutien de Jerest, passe mal auprès d’une large part de la noblesse. Ces différents paramètres conduisent à l’issu que l’on connaît : Partann est élu Haut-Sénateur à la place d’Yvon. Yvon qui aurait pu être évincé du Sénat, est néanmoins élu avec le soutien de Partann, ce dernier voyant en lui, de par son éducation, l’interlocuteur idéal des Temples de Bakshaan.

Yvon a, depuis, été réélu à deux reprises à ce poste, dont il est vrai qu’il assure bien les fonctions. Ce n’est un secret pour personne qu’Yvon n’est pas le premier adorateur de Partann, ne serait-ce que parce qu’il ne représentent pas exactement les mêmes électeurs, ni les mêmes intérêts. Néanmoins, la sérénité affichée par l’un des sénateurs préférés de la population laisse penser qu’il accepte son mandat actuel avec dignité. Pourrait-il briguer plus de prestige lors des élections prochaines ?

Yvon a récemment été approché par les Elus, accompagnés de Leoraa, en vue de dénoncer les agissements d’Hek de Mirn et, dans une moindre mesure, d’Arpande le Bon. Mais c’était sans compter les vues politiques du vieux Yvon, qui ne s’est pas fait prier pour aller les dénoncer au Haut-Prêtre de Donblas le Justicier, Hek. Le plan paraît évident : Hek et Partann sont divisés, et sans les soutiens des temples de la Loi, le Haut-Sénateur verra très certainement son poste lui échapper. La vengeance est trop bonne, et pire encore, le Sénateur y voit l’opportunité de s’attirer les faveurs d’un soutien de son rival !

Dans les coulisses, Yvon fait usage de toutes les faveurs qu’on lui doit pour faire capoter les alliances du Haut-Sénateur et, pour un temps, la démission de l’homme fort de Bakshaan paraît inévitable… Jusqu’à ce que celui-ci sorte de nulle part le résultat d’une enquête incriminant Bruglinn, un conseiller de Faratt à l’ascension remarquable jusque là. Celui que l’on voyait déjà à la tête de la Cité Ambitieuse est condamné à l’exil, et avec lui le rêve d’Yvon.

Yvon s’est trop exposé pour que le victorieux Partann ignore ses actes, et pourtant rien n’a été fait à son encontre. Comme si le Haut-Sénateur ne concevait pas qu’Yvon puisse un jour représenter une menace. Isolé et mis au ban de l’aristocratie Bakshaanite, Yvon est condamné à se démarquer par sa seule compétence pour espérer être réélu et avoir une chance encore, peut-être, de comploter contre le maître désormais incontesté de la cité-état.

Yvon Sekeirios

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