Grande Flotte des Echos

La Grande Flotte des Echos

La croyance que l’on surnomme la Grande Flotte des Echos se rapporte à un ensemble de mythes et légendes partageant tous la thématique d’une flotte fantôme aux voiles noires signifiant généralement la mort, ou la disparition, de ceux qui l’observe.

Une légende Pikaroise bien connue

Peu de légendes Pikaroises ont frayé leur chemin dans l’imaginaire collectif des Jeunes Royaumes, sans doute en raison du caractère autarcique de ce peuple, mais également en raison de son éloignement géographique des grands centres cosmopolites. Il en est une néanmoins que tous les marins connaissent : celle de la Grande Flotte des Echos. L’histoire veut que lors de la conquête de ce qui deviendrait l’Empire Melnibonéen, une flotte venue de l’île aux Dragons s’enfonce dans l’Océan Oriental en direction de l’Orient Mystérieux. Cette flotte n’atteignit jamais sa destination, pas plus que celles qui suivirent son chemin dans le très capricieux corps marin, qu’il est coutume de considérer comme le siège de Straasha, le Père de l’Onde.

On raconte que les navires qui relient les Cités Pourpres aux clans les plus civilisés du Pikarayd sont parfois poursuivis par des navires noirs, massifs et sans vie. Des équipages entiers ont disparu en s’aventurant dans les eaux noires qui s’étendent au delà du Pikarayd. Les témoignages de rescapés racontent toujours la même chose : Dans une eau noire comme la nuit, par une nuit de pleine lune, une formation froide d’un millier de voiles obscure la lumière argentée de l’astre lunaire. Nul ne sait qui borde ces navires, mais tous parlent des chuchotements impies qui s’en dégagent.

Une légende que l’on retrouve à Oin & Yu

On a coutume de croire que la Grande Flotte des Echos témoigne de la toute puissance de Straasha, et cette légende effraie surtout les mousses. Elle intéresse également les érudits, qui s’étonnent de voir dans les récits anciens de Dhoz-kam (Oin & Yu) la légende comparable d’une flotte noire du Chaos dont l’apparition des voiles annoncera la fin du monde.

Solef-styr qui Trompa le Passeur

Les contes antiques Melnibonéens évoquent l’histoire de Solef-styr, le troisième fils d’une famille de pêcheurs melnibonéens qui, une nuit, se perdit en mer et se réveilla sur une île faîte de navires noirs et collés entre-eux comme par magie. Solef-styr n’y trouva âme qui vive et, observant la fière allure de l’étrange flotte, comprit qu’on le menait aux enfers. Lorsque le capitaine qui résidait en ces lieux vînt à sa rencontre, le pêcheur égaré se fit passer pour un prêtre de Pyaray à qui l’âme avait été promise. Contre toute attente, le capitaine laissa filer le marin et son maigre esquif. Solef-styr revînt auprès des vivants et fit largement étalage de son récit. Lui, clamait-il, avait trompé un dieu ou du moins un démon. Profitant de toutes les attentions, Solef-styr devînt une créature d’orgueil, voyant en sa propre figure celle d’un héros des temps encore plus anciens. A l’apogée de sa renommée, alors qu’il dînait avec le gouverneur du Vilmir et sa cour, Solef-styr s’étouffa sur un tentacule de pieuvre trop peu cuit et mourut. Le héros n’eut jamais le plaisir de goûter à la véritable légende qui deviendrait la sienne : celle de l’hubris d’un homme que les dieux avait épargné.

Grande Flotte des Echos

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