Province Franche d'Elysoi

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La province-franche d’Elysoi est déchirée : sur sa côte se déversent les navires pantangiens, apportant avec eux une cruauté sans limite, une ingéniosité perverse, de terribles créatures et autant de démons acquis aux grés de pactes avec les Seigneurs du Chaos. Pour chaque navire qui arrive, un repart avec à son bord des esclaves par dizaines. Les vilmirois capturés sont brutalement exploités pour servir l’envahisseur et sa conquête. Ceux qui faiblissent sont marqués de runes d’obéissance ou sacrifiés pour être remplacés par des démons serviles. Au large des côtes, la flotte d’argent vilmiroise tente de contenir la menace et obtient un succès relatif. Plus au sud, les légions disciplinées du royaume blanc, épaulées par des dizaines d’automata guerriers repoussent les troupes de l’île sorcière, mais celà tarde à produire le moindre effet dans la province-franche.

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Dans les terres, la situation n’est guère plus encourageante, l’affaiblissement du pouvoir en place a déclenché des vagues pillages, orchestrées par de simples bandits mais aussi par les affamés de Nadsokor dont la forteresse malade est immédiatement à l’est d’Elysoi. Des patrouilleurs abasques se livrent aussi à la récupération de ressources pour le compte de leur bastion, tandis que les meutes de chevaucheurs de bêtes démoniaques repèrent les convois à attaquer à des kilomètres et fondent sur leur proie dans de brutales embuscades. On se combat chaque kilomètre de ressource à ce stade.

Au nord, les armées nëlin gardent la frontière ilmioraise et repousent brutalement tous ceux qui voudraient s’y réfugier. Il n’est pas étonnant, ainsi, qu’une famille sur deux ait quitté Elysoi et presque trois sur quatre à Syara. Ainsi, pour ceux qui restent, il faut tenir, tenir en attendant que l’implacable riposte vilmiroise achève sa contre-offensive. Tenir ou mourir.

Géographie

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Les Premières Pierres

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Ces immenses pierres blanches sont l’objet d’un singulier débat au sein du royaume vilmirois. Ces anomalies géologiques, blanches, lisses et immaculées, ne peuvent pas être naturelles, du moins c’est ce que disent les prêtres et augures. Or comme toute chose innaturelle et contraire à l’ordre de la loi, celles-ci devraient être détruites pour rétablir l’ordre géologique. D’autant plus que ces pierres, apparaissant dans les plus anciennes légendes melnibonéennes, n’ont pas été détruites par l’envahisseur lors de sa conquête du continent. Les enfants de Melniboné semblent même leur accorder un certain respect. Certains, plus radicaux, vont même jusqu’à dire que ces pierres sont des vestiges d’une spire colossale, comme il en subsiste au Dorel, qui aurait abrité des sorciers impies.

Et pourtant, les Premières Pierres subsistent. Car même s’il est dit que les Seigneurs de la Loi ne se manifestent jamais physiquement, du moins jamais durablement, il subsiste une autre théorie rassurante pour les hommes du Vilmir et d’ailleurs. Dans celle-ci, les Premières Pierres témoignent de l’existence antique des seigneurs blancs bien avant l’arrivée melnibonéenne. Dans celle-ci, les seigneurs blancs sont déjà les alliés et patrons des hommes. Dans celle-ci, malgré des millénaires d’asservissement, les Premières Pierres sont restées debout pour, un jour, permettre aux enfants de la loi de retrouver le chemin de l’honneur et de la liberté.

Ainsi, les Premières Pierres font l’objet d’hommages et de sacrifices conséquents chaque année. Elles sont remerciées de n’avoir jamais cédé, de n’avoir jamais quitté leur forme parfaite et, ainsi, de démontrer le caractère éternel de la Loi. Et, lorsque parfois les pierres s’effritent, les débris sont collectés et assemblés dans des automata de tout premier rang, tel les Princes Colossaux aux Bras de Marbre.

Les cités d’Elysoi

Syara

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Syara appartenait autrefois au domaine des princes céruléens d’Elora. La cité aux domes vert et or date d’avant la plus ancienne cité connue du Vilmir et à ce titre son architecture en diffère très largement. Les structures de Syara privilégient les formes rondes semblables quoi que différentes de celles propres à l’ethnie quarzhasi. L’histoire de la cité fut marque par un unique conflit : celui qui ligua l’esclave contre le maître humain dans les Terres du Nord. Ce conflit, particulièrement sanglant et violent, auquel on doit la théocratie absolue vilmiroise contemporaine, vit Syara s’engager au côté des insurgés tandis qu’Elora adoptait une posture plus calme.

Elora, capitale du protectorat nëlin, avait initié un désengagement de l’empire plus tôt que le Vilmir ou le reste des Terres du Nord, lui permettant de réaliser une transition douce et, lorsque les guerres du nord éclatèrent, d’éviter toute lutte fratricide. Syara, par la volonté de son régent Carial, frère du prince Adamar, prit son indépendance du protectorat et s’engagea dans la lutte armée. A la fin de la guerre, la situation entre Syara et Elora se réchauffait mais la révolte qui déposa le prince Adamar mit fin à tout rapprochement. Carial eut unique fils qui mourrut en repoussant une incursion au pied de la cité. Carial est connu comme le dernier Prince Céruléen, bien que ce titre lui soit parfois refusé en raison de sa seule régence de Syara. A la mort de Carial, Syara jura allégence aux ancêtres du roi Nâclon et en devint une cité-franche.

Architecturalement, Syara témoigne de tout le génie nëlin, particulièrement sur le plan hydraulique. Les fontaines y sont nombreuses et les jeux de canalisations permettent l’acheminement d’eau y compris dans les étages de certains édifices. Construite à moitié sur les eaux de la rivière Zéphyr, Syara abrite un port prospère en temps de paix. La cité est particulièrement robuste : ses murs sont épais et ses constructions solides également.

L’ethnie nëlin a été renforcée par deux vagues de diaspora eloraise : la première lors de la révolte contre le prince Adamar, la deuxième, non encore achevée, datant d’une dizaine d’années et résultant du règne sévère du Primarque. Ce dernier facteurs couplés à la récente fuite des élites estiennes, provoquée par le conflit ouvert avec les troupes pantanginoises sur la côte, a porté la proportion ethnique nëlin à des sommets plus atteints depuis le premier siècle de l’ère des Jeunes Royaumes.

Esmerion

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Sise sur la côte d’albâtre, Esmerion était le principal port de la province. Quoique située dans la province-franche, Esmerion appartient complètement au pouvoir royal et ne fait donc pas partie, au sens légal, de la province-franche. Aujourd’hui la cité est sous la domination cruelle de l’envahisseur pantangien et lui sert de brêche pour déverser pillards et maraudeurs dans l’autrefois paisible Elysoi. L’architecture de la la cité est restée fidèle au style estien des premiers temps, les routes y sont espacées, les colonnes omniprésentes et les étages peu nombreux.

On trouve à Esmerion l’une des principales académies théologiques de l’ouest vilmirois, le colossal Collège de la Foi Vertueuse. Cet édifice, exubérant dans ses proportions, est à l’image de la nouvelle école architecturale vilmiroise préférant les structure démonstratives et massives, signes supposé d’une suprématie de la pensée qu’elles abritent. Le Collège abrite également d’innombrables traités et reliques, faisant de la reconquête d’Esmerion une priorité pour la couronne.

Abascus

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Quoique techniquement hors de la province-franche, Abascus est le siège du pouvoir Vilmirois dans les environs depuis que la noblesse a abandonné Syara. Sa flotte est perpétuellement engagée dans des combats avec l’envahisseur pantagien. Abascus n’est pas une cité pensée pour la guerre : sa construction est aérée, paisible et sa population calme et réfléchie. Son élite, artistique et spirituelle, a le plus grand mal à se prêter à l’exercice militaire.

Le Grand Temple de Miggea la Triomphante

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La cité d’Abascus a pour patron Miggea dans son aspect de la superbe guerrière, que l’on connait sous le nom de Miggea la Triomphante. On trouve au point le plus haut de la cité son temple, le plus grand des Jeunes Royaumes. Cet édifice, dont la hauteur maximale atteint près de cent-mètres, répond à tous les canons vilmirois classiques : usage abondant de colonnes, volumes et ouvertures importants, bas-reliefs innombrables et le blanc pour couleur unique. Chacune des dix statues est équipée d’armes et d’armures véritables, quoi qu’aux proportions impressionnantes : chacun des guerriers de Miggea mesure vingt-cinq mètres de haut. L’épée de la déesse est pointée vers Melniboné. La statue de Miggea elle-même ne mesure que dix mètres de haut, et s’il est inhabituel que les représentations des dieux soient inférieures en tailles à leurs serviteurs immobiles, ce renversement des proportions est habituel du culte de Miggea la Triomphante. D’une part car dans cet aspect, Miggea insuffle la quête de victoire et la sagesse de la bataille aux soldats et participe ainsi à la libération des hommes contre le joug de leurs adversaires sans occuper le premier plan. D’autre part car cet aspect, humain, promeut la force du collectif plus que celle de l’individu.

Personnages

Honora.jpg Honora Saevila
Princeps d’Abascus
Sara_nThomios.jpg Saraïn Thomios
Négociant, Indendant, Intrigant

Province Franche d'Elysoi

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