Vilmir

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Le Vilmir est formé de trois péninsules parallèles, orientées vers le sud-sud-ouest, reliées par une bande de terre au nord qui borde l’Ilmiora. La côté occidentale donne sur la Mer Pale, tandis que la façade sud regarde le Plus Vieil Océan et, sur son extrémité occidentale, la Mer des Dragons. Enfin, la péninsule orientale forme l’une des côtes du Détroit de Vilmir qui sépare le Royaume de l’Île des Cités Pourpres.

Le nord du pays est chaud et tempéré, et très humide sur la partie nord-est qui borde les Steppes des Larmes, tandis que la partie sud-ouest est plus fraiche et la partie sud-est plus meditéranéenne. Le pays est globalement plat, à quelques hautes collines près au centre de la bande qui lie les péninsules.

Armées

L’armée de Vilmir est prisée pour sa discipline, sa vitesse d’exécution et son implacabilité, mais pas pour son adaptabilité. Les Vilmiriens reposent depuis la libération du Vilmir sur les mêmes stratégies, poussées jusqu’à la perfection ou presque. L’armée est divisée en quatre légions et en trois flottes réunies sous le commandement du Roi du Vilmir.

Parmi les troupes dont la renommée traverse les frontières figurent les Repentis de Miggea, des fanatiques ne semblant connaître aucune émotion et les Chevaliers de l’Ordre des Rouages Célestes, aux armures parées de mécanismes d’inspiration divine.

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Économie et Technologie

Le Vilmir étant sous le patronage de la Loi, le pays progresse rapidement sur le chemin de la technologie. Les moulins à eaux sont nombreux et l’imprimerie vient de faire son apparition, faisant des habitants de Vilmir la seule population presque entièrement lettrée.

L’acier Vilmirien est le premier export du pays, les forges du pays tournant à une cadence sans rivale dans les Jeunes Royaumes. Cet acier, de qualité médiocre, permet à l’armée du Vilmir, et à la population pourtant nombreuse, d’être équipée d’armures et d’armes de qualité modeste mais bien supérieure aux armes et armures “de masse” que l’on rencontre ailleurs.

Les codex de la Loi, et les compilations de textes religieux ou historiques, font également partie des exports prisés de la nation, surtout chez la noblesse avant gardiste et avide de technologies des autres Jeunes Royaumes.

Les arts sont très peu représentés à Vilmir. Les cités grises et blanches sont uniformes, peu inspirées et certainement pas inspirantes.

Bien que les moulins soient nombreux au Vilmir, le pays n’en produit pas moins peu de céréales, et le royaume importe, via les Cités Pourpres, des céréales provenant des Terres du Sud, bien plus fertiles.

Moeurs et interdits

La société vilmiroise est conservatrice et d’une violence terrible envers les déviants. La foi y est particulièrement présente et cette foi, radicale et intransigeante, confère à ses prêtres des pouvoirs extraordinaires et à sa population une capacité d’exclusion de l’autre sans pareil dans les Jeunes Royaumes. Les tabous et interdits sont innombrables, et leur respect scruté à la fois par les cultes et par la population elle-même.

Comparativement à l’Ilmiora, certains doivent être mentionnés :

  • Discuter de Melniboné est une affaire de puissants : les gens du commun pris à théoriser ou discuter de l’île aux dragons sont régulièrement ostracisés, voire punis
  • Les symboles du Chaos et de Melniboné sont absolument interdits et leur possession punie de mort
  • Naturellement, l’usage des runes est absolument interdit, et puni de mort, à l’exception des prêtres autorisés par la théocratie
  • Certains ouvrages et pensées sont absolument interdites et leur transmission est punie, parfois par la mise à mort
  • Aucun artiste n’est habilité à se produire sans une autorisation expresse du bourgmestre, une telle autorisation étant presque impossible à obtenir sans l’appui explicit d’un des puissants du royaume
  • La pudeur au sens large est très strictement encadrée et les relations sexuelles tout autant : gare à ceux qui seraient pris avant le mariage
  • La loi humilie, punit, mutile et tue – les châtiments corporels sont nombreux et fréquents

Population

Le Vilmir a à sa disposition la population la plus élevée des Terres du Nord, et cela avec une marge importante. Cette population, encore très rurale, est regroupée en hameaux, villages, villes puis dans les grandes cités du royaume.

Socialement, la population de Vilmir est divisée en castes appartenant à des familles de castes plus ou moins officielles. Ces castes sont largement inégales au regard de la justice et du niveau de vie. La plupart des citoyens de Vilmir sont des paysans, vivant de très peu. L’infime minorité qui reste se répartit des richesses et une influence phénoménales.

Religion

Alors que l’Ilmiora approche la Loi d’un œil éclairé et progressiste, Vilmir représente l’opposé, et ce royaume s’évertue d’appliquer les préceptes de la Loi sans les détourner de quelque façon que ce soit.

Le Vilmir est un farouche adepte de l’Ecole de la Loi Idéale qui considère que les Seigneurs de la Loi ne sont que la projection d’un concept plus grand et indéchiffrable pour l’esprit humain : la Loi. Ces Seigneurs Blancs seraient des personnifications d’aspects d’une Loi autrement inatteignable sans leur aide. La Loi Idéale ne connait aucun objectif : elle est l’objectif, les Seigneurs Blancs étant des guides pour y parvenir. Dans cette École de pensée, le Chaos est un parasite, un obstacle à la transcendance que propose la Loi à l’humanité. Le Chaos existerait, dès lors, pour dérouter les hommes de leur chemin vertueux : le Chaos est l’ennemi de l’Homme, mais pas l’adversaire de la Loi en tant que tel. Dans cette École de pensée, le Chaos ne pourrait jamais être considéré comme un rival, ou un égal, de la Loi. Dans cette école de pensée, les Temples sont largement liés et fonctionnent de manière similaire.

Les Prêtres de la Loi du Vilmir sont plus radicaux que leurs pairs d’autres royaumes, et ceux-ci ne tolèrent aucune transgression à ce qu’ils considèrent être la seule nature possible de la Loi.

Les cités du Vilmir

Jadmar

L’architecture et l’urbanisme de Jadmar, la capitale du Royaume, sont la consécration du génie mécanique et de la ferveur religieuse du Vilmir. Propre, sécuritaire, la cité est bâtie à quelques kilomètres de l’ancienne Jadmar, une cité érigée par les Melnibonéens et aujourd’hui abandonnée. Jadmar est à la fois le coeur du pouvoir politique et du pouvoir ecclésiastique, les deux étant toujours liés à Vilmir.

La cité blanche bat au rythme des forges et des mécanismes anciens et nouveaux insuflant un mouvement constant et mesuré à divers artifices et merveilles produites par les meilleurs prêtres-fabricateurs du domaine. En un sens, Jadmar est une vision de la modernité, ou d’un certain futur possible, dans les Jeunes Royaumes.

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Le Vieil Hrolmar

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Le Vieil Hrolmar est, comme son nom l’indique, une vieille cité sise sur la péninsule orientale du Vilmir et faisant face aux Cités Pourpres auxquelles elle aspire à ressembler. Bâtie sur une île séparée de la côte par un maigre bras de mer, la cité s’est étendue sur la rive et plusieurs ponts ont été aménagés pour faciliter un transport de marchandise toujours plus important. Une petite flotte de lutte contre la piraterie mouille dans son port, mais celle-ci est sujette à quolibets tant il est connu que le Vilmir s’adonne à la Corsairerie.

Le Vieil Hrolmar est en conflit silencieux, pour l’heure, avec le reste du royaume. La cité, dirigée par le Duc Avan Astran, est l’une des plus prospères du Vilmir en raison des échanges commerciaux avec les Cités Pourpres et les autres nations des Terres du Sud et de ses importantes récoltes céréalières, fruit d’investissements importants dans la construction de canaux d’irrigation.

La noblesse locale encourage, comme dans les Cités Pourpres, les explorateurs, les navigateurs et les artisans qui visent à repousser les connaissances de l’humanité. La famille Astran consacre peu d’efforts et d’argent à la construction de temples ou d’édifices religieux, par ailleurs déjà nombreux dans la cité, préférant bâtir universités et sociétés d’explorateurs. Pieuse en société, on reproche à une partie de la noblesse du Vieil Hrolmar son manque de conviction dans les rites de la Loi.

La population du Vieil Hrolmar, presque intégralement lettrée, a donné naissance a plusieurs auteurs populaires dans les Jeunes Royaumes et à de nombreux érudits s’étant exportés dans les cités prisant le savoir, telles Cadsandria ou Ilmar.

Rignariom

Rignariom n’est pas tant une cité importante qu’un point de crispation important pour le pouvoir central du Vilmir. La cité, majoritairement peuplée de l’ethnie Quarzhasi, contraste avec le Vilmir autrement peuple d’Estiens. Proche de la frontière avec l’Ilmiora, la cité a, au cours de son histoire, appartenu à l’une ou l’autre des nations, ce qui ne renforce pas le sentiment déjà maigre d’appartenance au grand royaume. De fait, il existe un mouvement souterrain important, basé sur un sentiment généralement partagé, visant à réintégrer la cité dans l’Ilmiora.

Rignariom est une cité à la superficie importante, peu dense et dont les habitations dépassent rarement les deux étages. Les rues sont boisées et il est coutumier d’y jardiner de manière alimentaire mais surtout esthétique. Les récoltes céréalières, les champs de moulins mais également l’herboristerie rare de la cité participent à son rayonnement et à son importance aux yeux de la royauté.

Du fait de son positionnement à la frontière de l’Ilmiora (et pas du tout en raison du sentiment d’indépendance, qu’on ne s’y trompe pas), Rignariom abrite plusieurs campements militaires aux abords de la cité. Ceux-ci, dont les troupes sont assez librement utilisés par le Comte de Rignariom pour mater tout sentiment de révolte, n’ont pas pour l’heure réussi à étouffer cette aspiration d’une partie de la population manifestement très organisée.

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Vilmiro

Vilmiro est l’ancienne capitale de la Province du Vilmir et le siège antique du pouvoir Melnibonéen dans la région. Vilmiro est une cité froide et battue par les vents, la végétation alentours est basse et la terre sèche et peu fertile. Vilmiro vit de son port qui voit transiter des navires de Bakshaan vers les Cités Pourpres et vers Melniboné, Vilmiro constituant généralement le dernier port de passage avant que les navires s’aventurent dans la Mer des Dragons. C’est également dans le port de Vilmiro qu’est ancrée l’importante flotte militaire du Vilmir, notamment la Flotte d’Airain connue pour ses campagnes contre Pan Tang au large des côtes Ilmioraines.

Vilmiro est une cité bucolique, prisée par les peintres en quêtes de paysages côtiers uniques. Du bout de la péninsule, on a coutume de dire que l’on peut “voir des Cités Pourpres au Tarkesh”.

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Personnages

Avan_Astran.jpg Avan Astran
Duc du Vieil Hrolmar et aventurier chevronné
Elbus_Nievan.png Elbus Nievan
Forgeron itinérant du Vilmir
937963_10597525_lz.jpg Kekko
Igouane d’Elbus Nievan

Vilmir

Mournblade Shmngg SimS